Plus léger que l’air

Dehors, on se croirait dans 28 jours plus tard, tellement les rues sont vides. Il faut dire qu’on est dimanche, et qu’il est à peine 5h30. Nous allons au milieu de nulle part où nous ont précédé les membres de l’association. Puis nous observons une scène étrange. L’aérostier se sert d’un ventilateur pour envoyer de l’air froid dans une enveloppe de tissu, puis le gonfle ensuite à l’aide d’un brûleur pour chauffer l’air. Le ballon prend progressivement forme. Dans un instant, nous allons pouvoir embarquer. Nous en aurons eu, des difficultés, à faire ce vol. Un vol en ballon exige en effet une météo convenable : pas une goutte de pluie, un vent pas trop fort, pas une trop forte chaleur… C’est pourquoi notre vol a été repoussé à trois fois. C’est seulement si toutes ces conditions sont remplies que la montgolfière peut quitter le plancher des vaches. Quand le ballon est finalement paré au décollage, nous embarquons. Six autres personnes participent à l’aventure. Quelques minutes plus tard, le brûleur nous élève dans les airs. L’envol se fait sans le plus petit bruit. Si j’avais fermé les yeux, je ne l’aurais probablement pas senti. Et question vertige, j’aperçois qu »il n’y aucune sensation de vertige. Dans la nacelle, tout le monde dévore le paysage des yeux. A part le bruit du brûleur qui crachote à intervalles réguliers, il règne un calme olympien. Pour reprendre les mots de Jack : « Nous sommes les rois du monde ». Il ne s’agit pas d’une simple virée tout là-haut. Si loin du monde réel, on a l’impression d’être débarrassé des problèmes du monde, comme si ces derniers réduisaient de taille avec l’altitude. Ca fait beaucoup de bien. Nous enchaînons les montées et descentes pendant presque une heure, puis c’est déjà le moment d’atterrir. Après avoir frôlé d’un peu trop près la cime des arbres, nous finissons pas atterrir. Dommage, je serais bien resté là-haut encore un peu. Si vous vous sentez pousser des ailes, voilà le lien vers le site où j’ai déniché mon vol de vol en montgolfière