Un saut dans le vide

La semaine dernière, j’ai réalisé un vieux rêve : j’ai effectué un saut en parachute. Ca s’est passé dans un petit aérodrome à Namur. J’ai commencé par faire la connaissance de mon instructeur : Raphaël. L’atmosphère a tout de suite été très détendue… Ca m’a rappelé l’atmosphère que j’avais ressenti en pratiquant de la spéléologie en compagnie de professionnels deux ans auparavant. Raphaël m’a exposé les instructions à respecter avant, pendant et après la chute libre, et conseillé de me relaxer pendant la phase de vol. Puis nous avons passé nos harnais et avons ensuite rallié le Cessna. Pas de siège en vue : on s’est donc assis à même le sol. Et deux minutes plus tard, nous avons enfin décollé. Si vous n’avez jamais volé sur un petit appareil, il faut savoir que le vol est déjà une épreuve. La porte latérale droite se résumait en fait à un rideau de plastique ! La pression est montée à mesure que nous prenions de l’altitude. A 1000 mètres, j’avais une boule au ventre. A 2000, ma jambe droite s’était mise à trembler. Mais après vingt minutes de vol, nous avons finalement rejoint la zone de largage. Raphaël a amarré mon harnais au sien et a ouvert la porte. J’ai senti monter l’appréhension quand je me suis retrouvé face à l’ouverture béante. J’ai soudain réalisé ce que j’étais en train de faire : sauter dans le vide à 4 km d’altitude, et parier sur une simple étoffe pour rester en vie ! Mon envie d’effectuer ce saut m’a soudain semblé aberrante. Mais il était trop tard pour reculer, alors j’ai positionné mes pieds sous la carlingue, comme Raphaël me l’avait demandé, et attendu que celui-ci se lance. Je me faisais l’impression d’être un bébé kangourou dans la poche de sa mère. Quand nous avons quitté l’appareil, j’ai retenu un hurlement. Enfin, je ne suis pas sûr de l’avoir retenu, pour être honnête. Au début, nous avons tourné en tous sens, mais, pour finir, on s’est stabilisés et j’ai pu profiter de 45 petites secondes d’ivresse. Nous tombions à plus de 200 km/h. Magique, tout simplement. Je ne saurais même pas comment décrire de telles sensations. Le parachute s’est ouvert brusquement, interrompant mon rêve de super-héros. C’était moins extrême que ce que je croyais, mais ça m’a quand même surpris. J’ai pris les commandes du parachute à la demande de Raphaël, et me suis amusé à aller à gauche et à droite jusqu’à ce que l’approche du sol me force à rendre les commandes. Pour finir, nous avons atterri sur le tarmac d’où nous étions partis. Il paraît que la plupart des gens qui ont sauté disent qu’ils veulent recommencer. Et je comprends très bien pourquoi ! C’est une expérience que je recommande, mais pas à ceux qui sont facilement nauséeux. A faire et voir en détail sur le site du saut en parachute.

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