Les compagnies asiatiques peaufinent leur stratégie avec Airbus

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L’A350 de Singapore Airlines, 10 000ème appareil construit par Airbus

Thai Airways International a reçu son premier Airbus A350-900 à la fin du mois d’août. Son objectif concerne ses lignes australiennes au départ de Bangkok. Sauf que les autorités de l’aviation civile australienne n’ont toujours pas donné leur feu vert pour que l’A350 puisse être mis en service sur le vol quotidien Bangkok-Melbourne. Du coup, La ligne continue à être exploitée en Boeing 777, tandis que l’Airbus A350 va se retrouver sur les lignes européennes. A priori, Thai Airways International veut déployer l’appareil sur ses trois lignes-phare à destination de Francfort, Londres et/ou Paris. En attendant, la compagnie continue de roder son nouvel appareil sur Singapour, Chiang Mai et Dubai. Une révision du planning devrait intervenir en décembre.

Singapore Airlines de son côté lance un vol quotidien sans escale sur San Francisco avec son Airbus A350-900. La liaison a débuté cette semaine, remplaçant la ligne Singapour-Séoul-San Francisco. Mais des changements majeurs interviendront avec l’entrée en service des Airbus A350-900ULR, la version super long courrier de l’avionneur européen, spécialement adaptée aux besoins spécifiques de Singapore Airlines. SIA est de fait la compagnie de lancement de cet appareil qui permettra à l’horizon 2018 d’offrir de nouveau des vols non stop sur les Etats-Unis, en particulier vers Los Angeles et New York, ainsi que vers une possible autre destination nord-américaine.

SIA a signé une commande de sept appareils pour un avion qui devrait pouvoir couvrir jusqu’à plus de 16 100 km sans escale, l’équivalent d’un temps de vol de 19 heures. Ce qui pose également des questions quant à la configuration future de cet appareil. Dans une interview avec un magazine australien, la direction de  la compagnie évoque un appareil bi-classes, mais sans préciser s’il s’agirait d’une configuration Première/Affaires ou Affaires/Premium Economy. Sur les anciens vols que Singapore Airlines exploitait sur les Etats-Unis en Airbus A350LR, la compagnie offrait une classe affaires unique, mais dont la rentabilité était loin d’être assurée. La future version ultra-long courrier ne devrait comporter que 170 sièges contre 250 à 300 sur une version traditionnelle.

Enfin, des changements sont à attendre sur les Airbus A380 de Malaysia Airlines. La compagnie malaisienne, qui souhaitait se débarrasser de ses avions – devenus trop gros et trop difficiles à exploiter suite à la restructuration du transporteur- n’ont visiblement pas trouvé partie prenante. Du coup, MAS souhaite maintenant densifier ses six Airbus A380 avec une configuration unique de 700 sièges et qui seraient mis en service pour des lignes à la demande, pour des pèlerinages à destination de La Mecque. Les avions pourraient, pendant les périodes creuses, retrouver une configuration plus « aérée » de 610 sièges avec une traditionnelle classe affaires.