Parce que la France n’a pas besoin de stupidité politique

J’aimerais commencer ce petit blog par un coups de gueule, car si le tourisme d’affaires comme je l’entends et le plus souvent d’emmener des managers à l’étranger, il s’avère que les étrangers ont de moins en moins envie de venir bosser en France. Dans le contexte du tourisme d’affaires cela s’entend. Et là faute, non pas à tous ceux qui travaillent dur pour faire de ce pays une destination sexy, mais à cause des politiques sans responsabilité qui crient au plus fort de leurs poumons que cela va mal en France, et que ce n’est pas de leur faute, malgré le fait que ce sont eux qui dirigent le pays. Pour preuve, les tensions qui montent avec l’Europe. A l’avant-veille du sommet européen, le ton monte entre Paris et Bruxelles. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a répliqué vertement lundi au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui l’a accusé d’être le « carburant du Front national » à la suite du résultat de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. Tout en expliquant qu’il était un ardent défenseur de la diversité culturelle et qu’il n’avait jamais accusé de « réactionnaires » les partisans de l’exception culturelle, mais seulement les défenseurs du protectionnisme commercial, José Manuel Barroso a rappelé que se servir de la Commission européenne comme d’un bouc émissaire pour cacher ses propres faiblesses ne mènerait pas l’Europe très loin. Mais son agacement va au-delà de Montebourg. Censée être le principal pilier avec l’Allemagne de la construction européenne, la France devient de plus en plus illisible. En avril, le Parti socialiste déclenchait l’incompréhension en attaquant frontalement l’« égoïsme » de la chancelière allemande, Angela Merkel, obligeant François Hollande à monter au créneau en catastrophe pour calmer le jeu. De la critique de l’Allemagne, on a basculé à celle de la Commission européenne. François Hollande a choqué maintes capitales en protestant contre les recommandations de politique économique adressée par Bruxelles à la France, alors même qu’il obtenait deux ans de plus pour redresser les comptes publics au lieu d’un an comme attendu. Dans son combat pour l’exception culturelle, la France a refusé de faire confiance à la Commission pour protéger l’exception culturelle durant les négociations avec les Etats-Unis. Un proche de José Manuel Barroso avoue être stupéfait par la volatilité et l’intensité des réactions de la France, une instabilité qu’il ne retrouve nulle part ailleurs en Europe. Quand il s’agit de mondialisation, de réformes économiques, de l’Europe et ses institutions, certains souverainistes de gauche et d’extrême droite ont exactement le même discours. Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent l’ambiguïté vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voir du chauvinisme. Bref, messieurs les politiques, reprenez-vous et surtout soyez responsables car si vous ne l’êtes pas, la faillite de la France sera de votre faute et de personne d’autres.